Introduction

Monter : Choisir, agencer, créer

Monter un film consiste à accoler un plan à un autre, une séquence à une autre, un plan à un son, et d’instituer ainsi des liens entre eux dans le but de créer un film.
Il s’agit donc de sélectionner, couper et assembler des éléments en vue de créer du sens et de la sensation.

Il s’agit donc d’un geste :

  • Technique : savoir importer, glisser, couper, coller…
  • Sensible et créatif : ordonner les images et les sons, choisir le rythme, l’ordre des séquences selon un sens : celui qu’on veut donner au film.

De la même manière que le tournage est un recul créatif, une réécriture du scénario, le montage est aussi une réécriture du tournage. Le montage est un réel moment de réalisation, où le monteur se saisit du matériel
image et son pour aboutir au film.


LE MATERIEL

S’équiper pour faire du montage en établissement scolaire, centre de loisirs…


A. Matériel informatique

  • Il faut un poste dédié.
  • Les droits « administrateur » du poste doivent vous être donnés
  • Il faut pouvoir enregistrer et travailler sur le disque dur local : pas de montage sur un réseau

Un ordinateur portable sera plus coûteux à puissance égale avec un poste fixe, mais il vous permettra de vous déplacer dans différents locaux sans contrainte.

Éléments conseillés en janvier 2017 :

  • Processeur core i5 ou i7
  • Disque dur Ssd
  • au moins 8Go de RAM
  • carte graphique dédiée

En terme de budget cela représente environ 800 € (minimum pour un portable)

B. Logiciels

Choisir son logiciel

Il existe des logiciels de montage gratuits, soit directement installés sur les postes (Windows Movie Maker par exemple), ou à télécharger (Lightworks, Avidemux…)

A ce jour, aucune solution gratuite n’est réellement satisfaisante. Elle sont en général peu stable, ou peu efficace, ou encore peu intuitive.

Il existe églament plusieurs solutions payantes (Adobe premiere pro, sony vegas, final cut…).Ces logiciels sont chers mais existent en version « éducation » qui sont moins onéreuses.

Il est nécessaire d’acheter une licence par poste

Interface

L’ensemble des logiciels, gratuits ou payants, vous proposent des interfaces assez similaires.
On y retrouve 4 zones principales :

La timeline

La time line présente votre séquence graphiquement. Chaque Rush est représenté par un bloc.
A. Piste vidéo (le bloc du dessus masque les autres > on ne voit que le bloc du dessus)
B. Piste audio (les blocs de son se superposent > on entends tous les sons)
C. Curseur de lecture
D. bloc
E. zoom dans la timeline

ACQUERIR ET CLASSER SES RUSHS

A. Ranger les fichiers

Première étape indispensable avant d’ouvrir le logiciel, acquérir et classer ses Rushs : Il est fondamental de bien ranger et nommer ses fichiers, pour pouvoir travailler logiquement et précisément tout au long du projet.

A l’aide du rapport scripte quand il existe, nous vous proposons de classer et renommer vos fichiers selon la logique suivante :

B.Importer ses fichiers dans le logiciel

 

Deux méthodes pour ajouter vos fichiers dans vos projets :

Importer des fichiers

 

  • Connector.

    Ajouter le média

    utiliser le bouton « ajouter le média

  • Connector.

    Ressources du projet

    glisser déposer directement les fichiers dans les « ressources du projet

  • Connector.

    Glisser/déposer

    glisser déposer ensuite les rushs sur votre timeline

DERUSHER ET CREER L’OURS

Monter, techniquement c’est prendre un rush dans son chuttier, le poser sur la timeline, définir son début et sa fin puis le raccorder à un autre bloc.

A. Dérusher

Le dérushage est un premier tri technique qui vous permet de sélectionner les rush corrects techniquement. Concrétement, glissez les rushs du chuttier à la Timeline, visionnez les, découpez les pour ne garder que ce que vous souhaitez. Ecartez sans hésiter tout rush difficilement exploitable, flou…

Ci-dessous les quelques manipulations de base pour commencer à dérusher :

Naviguer dans la vidéo

Pour naviguer dans votre vidéo et pouvoir couper très précisément les raccourcis clavier sont très utiles

  • Connector.

    Play / pause

    utiliser la touche « espace »

  • Connector.

    Avancer / Reculer

    Utilisez les flêches « droite » et « gauche »


Couper/manipuler

Ce sont les deux actions de base.
La touche C active le cutter qui vous permet de couper dans un bloc
La touche V active la main qui vous permet de déplacer un bloc

  • Connector.

    Curseur de lecture

    Permet de se déplacer dans le temps

  • Connector.

    Couper

    il suffit de cliquer pour couper le bloc

  • Connector.

    Raccourcir rallonger

    Vous pouvez également en début et fin de rush étirer pour raccourcir/ rallonger

chaque élément peut être déplacé sur la timeline et raccordé aux autres

Zoomer /dézoomer dans votre timeline pour effectuer un travail plus fin

A partir de cette pré-selection, revisionnez vos images en vous concentrant cette fois sur les points de mise en scène : points forts à renforcer ou points faibles à supprimer.

Définissez la question de la mise en scène  :

  • Quel est l’objectif qui sous-tend le film /la scène ?
  • Quels sont les suspenses à maintenir ou à créer ?
  • Quels images avons nous pour le faire ?
  • Quels point de vue de personnage allons nous privilégier ?
  • Quels sont les éléments perturbateurs de la scène ?
  • Que puis je couper dans la scène pour la rendre plus efficace

B. Créer l’ours

Câler les plans et créer la continuité.

C’est un premier montage où l’on dispose sommairement toutes les séquences en fonction de la trame voulue.
On pose les blocs sur la timeline en les organisant de manière à avoir la continuité narrative du film : son squelette.
Une fois cette architecture de film mise en place, on peut affiner les scènes, travailler le rythme, les enchaînements, les effets de suspense et de tension, le renforcement d’un point de vue …

 

LISSER l’IMAGE

Une fois la trame réalisée, on repasse les raccords en les retravaillant pour obtenir un enchainement fluide. On appose aussi les transitions.

A. Les effets

Une grande variété d’effets vidéos sont disponibles (noir et blanc, luminosité, flou… ) essayez les mais n’en abusez pas. Posez un effet doit avoir un sens.
Ils s’utilisent par glisser/déposez sur le bloc.
Vous pouvez affiner votre effet en utilisant le panneaux « Effets appliqués »

Glisser/déposer un effet

Pour appliquer un effet il faut :

  • Connector.

    Cliquez

    en restant appuyé sur l’élément

  • Connector.

    Glissez

    sur la séquence souhaitée

  • Connector.

    Relâchez

    et sélectionner l’option voulue (durée/début…)

B. Les transitions

Entre deux blocs, on peut ajouter une transition qui se pose par glisser/déposer, les plus courant sont :

  • Le fondu enchaîné : Une image vient se substituer à une autre par transparence
  • Le fondu au noir : On ouvre ou on ferme un plan en passant progressivement de l’image au noir ou inversement.

LISSER LE SON

Comme pour les images on repasse les raccords en les retravaillant pour obtenir un enchainement fluide . Les sons sont manipulables de la même manière que les vidéos (couper/étirer/déplacer).

On peut également ajouter des sons additionnels.

A. Les effets

Une grande variété d’effets sonores sont disponibles (niveaux, gains, aigues, graves, effets de textures…). Posez un effet doit avoir un sens, répondre à l’image. Ils s’utilisent également par glisser/déposez sur le bloc.

Pour travailler le son il est souvent nécessaire de le désolidariser de l’image :

Désolidariser

Par défaut les pistes vidéo et son sont liées pour éviter les décalages. Pour les désolidariser et travailler le son indépendamment de l’image :

  • Connector.

    Click droit sur la séquence

  • Connector.

    Dissocier

Vous pouvez les relier en effectuant la démarche inverse.


B. Les transitions

On peut aussi appliquer des effets aux transitions, la plus répandue étant le fondu.

Effectuer un fondu

Pour faire un fondu de son il faut utiliser le système d’images clés :

  • Connector.

    Sélectionnez la séquence

    en cliquant dessus

  • Connector.

    Positionnez le curseur

    à l’endroit où vous voulez commencer votre fondu

  • Connector.

    Cliquez sur le symbole image clé

    sous le nom de la piste, vous avez crée la premiere image clé

  • Connector.

    Déplacez le curseur de temps

    un peu plus loin sur la piste

  • Connector.

    Cliquez sur le symbole image clé

    création de la deuxième image clé

  • Connector.

    Déplacez vos clés

    pour un fondu : la première vers le bas


C. Sons additionnels

Après avoir travaillé le son existant sur les pistes. On peu ajouter des sons additionnels :

  • musiques
  • bruitages et ambiances
  • voix

On y applique les mêmes effets et les mêmes transitions qu’aux précédents.

TITRAGES

Pour ajouter un texte , on utilise le panneau « Titres et textes »
Sélectionnez « Titres animés » ou « Titres classiques »
Choisissez et glisser/déposer sur la timeline

Il vous suffit en suite de rentrer votre texte et de le paramétrer dans le panneau « Réglages »
En choisissant des textes défilants
« déroulement à la verticale par défaut » par exemple vous pouvez créer un générique.

EXPORTS

On choisit le type et la qualitée d’export en fonction de la diffusion : Web, grand écran …

Les exports dans Premiere Elements sont assez simples :

  • Connector.

    Choisir la qualité

    Nous conseillons le réglage suivant :Périphériques > TV > HD 1080 > 1920*1080

  • Connector.

    Nommer le fichier

    et choisir l’emplacement de sauvegarde sur le disque dur